Du venin de tarentule pour la DMD

Voici les dernières nouvelles provenant de l’Université de Buffalo (UB) à propos d’une thérapie expérimentale appelée GsMTx4. Basée sur une molécule trouvée dans le venin de tarentule, cette « protéine » est capable de prévenir la perte de masse musculaire et les lésions musculaires chez un modèle animal de dystrophie musculaire de Duchenne (DMD). Bonne lecture et merci de partager ces articles au sein de la communauté DMD.

Cette recherche de l’UB, publiée en juillet dernier dans le magazine « Neuromuscular Disorders », démontre que ce nouveau médicament réduirait de manière considérable la perte de masse musculaire.

 

Qu’est-ce que GsMTx4

GsMTx4 est une petite protéine, un peptide*, présent dans le venin de la tarentule. Cette protéine fonctionne en empêchant une certaine activité des canaux ioniques dans les muscles, sans affecter la communication entre les cellules nerveuses et les cellules musculaires.

Frederick Sachs : « GsMTx4 représente un traitement “out-of-the-box” pour ralentir la progression de la DMD. »

Thomas Suchyna a noté dans une étude précédente qu’en plus de protéger les muscles, le GsMTx4 protégeait contre la cardiomyopathie, une cause fréquente de mortalité chez les patients atteints de DMD.

Frederick Sachs : « De manière remarquable, nous n’avons observé aucun effet secondaire chez la souris dans la présente étude. Le médicament a également une longue vie, de sorte que l’injection sous-cutanée peut n’être nécessaire qu’une fois par semaine.

Les chercheurs ont conclu que GsMTx4 pouvait également être complémentaire à d’autres thérapies, telles que les agents anti-inflammatoires et les stratégies de remplacement de gène prescrites ou étudiées dans la DMD.

GsMTx4 a déjà été concédé à Tonus Therapeutics sous licence et à Akashi Therapeutics en tant que sous-licence pour développement ultérieur.

 

Statut :

D’ici le printemps 2019, une demande de médicament nouveau “investigatory new drug application” auprès de la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis sera déposée. En cas de succès, d’ici 2020, des études de phase I et II chez l’homme suivront.

Fabriqué par synthèse chimique, GsMTx4 est considéré comme un “médicament orphelin”, une désignation que la FDA accorde aux thérapies prometteuses pour les maladies rares.

 

Qu’est-ce que la DMD ?

La dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) est une maladie qui touche presque qu’exclusivement les petits garçons et dont l’incidence est de 1 sur 3 500. Il est extrêmement rare que la dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) affecte les filles. La dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) est une maladie dégénérative des muscles, causée par une mutation génétique. Cette maladie, pour laquelle aucun traitement n’est actuellement disponible, affecte directement les muscles. En l’absence de traitement, les conséquences de la maladie sont terribles pour les malades et leurs familles, entraînant une mort prématurée.

 

Pour en savoir plus :

Université de Buffalo : Promising new therapy spares muscle loss in Duchenne muscular dystrophy

Ces résultats ont été publiés dans l’étude intitulée, “GsMTx4-D provides protection to the D2.mdx mouse,” dans Neuromuscular Disorders.

Neuromuscular Disorders

*Peptide

 

Abonnez-vous au bulletin

   > Inscrivez-vous ici.

,

Un registre de patients démontre que Translarna™ ralentit la progression de la DMD

Voici les dernières nouvelles de PTC Therapeutics à propos de Translarna ™ (ataluren). Dans un récent communiqué de presse, PTC a annoncé que Translarna™ (ataluren) ralentit la progression de la maladie chez les enfants atteints de dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) causée par une mutation non-sens. Bonne lecture et merci de partager ces articles au sein de la communauté DMD.

 

L’analyse des données à ce jour montre que la marche est préservée jusqu’à 5 ans de plus par rapport à l’histoire naturelle de la maladie.

Les données montrent que les enfants et les adolescents recevant Translarna dans le monde réel continuent à marcher plus longtemps que les enfants non traités. Une analyse des temps-événement concernant la perte de la marche a montré que les patients sous Translarna perdaient la marche en moyenne vers 16,5 ans – jusqu’à 5 ans plus tard que comparativement à la progression naturelle de la maladie chez les enfants non traités. Les données ont été présentées comme lors du 23e Congrès international annuel de la World Muscle Society en Argentine.

 

Stuart W. Peltz, PhD., CEO, PTC Therapeutics : « Les résultats des données du registre sont importantes car ils confirment les résultats observés dans nos analyses de données d’essais cliniques antérieurs portant sur Translarna et la DMD. Le retardement de la perte de la marche est essentiel pour ces patients. « 

 

Dr. Eugenio Mercuri, Professor, Pediatric Neurology, Catholic University : « Ces données initiales sont très encourageantes, car elles fournissent la première preuve concrète de l’impact de Translarna lorsqu’il est utilisé systématiquement, à plus long terme. Nous voyons des enfants qui ont présenté leurs premiers symptômes cliniques de Duchenne vers l’âge de trois ans et qui sont néanmoins capables de marcher des années après, normalement ils auraient été en fauteuil roulant, ce qui importe le plus pour les patients et leurs familles. « 

 

Filippo Buccella, an author of the study and Duchenne patient advocate :  » Marcher aussi longtemps que possible pour un enfant avec la DMD est essentiel non seulement pour conserver son indépendance, mais aussi pour retarder la détérioration rapide qui suit généralement la perte de la marche, y compris la perte de l’usage des bras, qui sont essentielles pour prendre soin de soi, et les complications respiratoires et cardiaques. En tant que père d’un fil atteint de la DMD, il est essentiel de ralentir la progression de cette maladie dévastatrice si on veut maintenir la qualité de vie du patient et de sa famille. « 

 

À propos de Translarna™ (ataluren)

Ce traitement est le premier permettant de s’attaquer à la cause sous-jacente de la DMD résultant d’une mutation non-sens (DMDmn). Il permet de ralentir la progression de la maladie en améliorant la lecture de la protéine de dystrophine. Dans le cas de la DMD, une mutation non-sens empêche la machinerie génétique qui produit une version fonctionnelle de cette protéine, qui est essentielle pour le bon fonctionnement neuromusculaire.

Au cours d’essais cliniques, l’ataluren a démontré certains avantages dans le ralentissement de la perte de motricité chez les enfants atteints de la DMDmn. Certains jeunes garçons ayant pris de l’ataluren pouvaient plus facilement entreprendre un éventail d’activités physiques, incluant la marche, la montée et descente des escaliers et d’autres fonctions motrices. Lire plus ici.

 

Ataluren au Canada

À l’heure actuelle, l’entreprise PTC Therapeutics n’a pas encore soumis une demande en application pour l’approbation de commercialisation par Santé Canada, mais une discussion a toutefois été entamée avec le législateur.

 

Qu’est-ce que la mutation non-sens?

La DMD est une maladie dévastatrice causée par des mutations dans le gène de la dystrophine. Les mutations varient selon leur nature et prennent compte de la délétion, de la réplication défectueuse, de la duplication des parties de l’empreinte génétique ou d’un code dans la production des protéines. En d’autres termes, les mutations dans le gène de la dystrophine perturbent les moyens par lesquels la production de protéines dans les cellules peut arriver à lire le code génétique tout en fabriquant la protéine de la dystrophine. Par conséquent, il y a un manque d’une protéine fonctionnelle de la dystrophine dans le muscle squelettique et le muscle cardiaque.

Un changement dans une seule partie de l’ADN peut mettre fin prématurément à la transposition d’un gène vers une protéine. Environ 10 % à 15 % des mutations ponctuelles sont des mutations non-sens. Elles se manifestent lors de la transposition d’un ARN messager qui copie le code génétique pendant le processus de fabrication en protéines.

 

Qu’est-ce que la DMD ?

La dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) est une maladie qui touche presque qu’exclusivement les petits garçons et dont l’incidence est de 1 sur 3 500. Il est extrêmement rare que la dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) affecte les filles. La dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) est une maladie dégénérative des muscles, causée par une mutation génétique. Cette maladie, pour laquelle aucun traitement n’est actuellement disponible, affecte directement les muscles. En l’absence de traitement, les conséquences de la maladie sont terribles pour les malades et leurs familles et entraînant une mort prématurée.

 

Pour en savoir plus :

PR NewsWire News Releases

Apprenez-en plus sur l’ataluren (Translarna™) : www.ptcbio.com (anglais) et www.doctissimo.com (français)

Vlog La Force Les pionniers dans le traitement de la DMD

Pour des mises à jour spécifiques sur ataluren, vous pouvez consulter et vous connecter à Duchenne and you

 

,

Résultats positifs avec l’essai de micro-dystrophine pour le traitement de la DMD

L’un des objectifs de notre équipe est de vous informer sur les nouveaux traitements. Voici les dernières nouvelles d’un récent communiqué de presse de Sarepta Therapeutics. Lors du 23e Congrès international de la World Muscle Society, Jerry Mendell, M.D., a présenté les résultats positifs des quatre enfants traités dans l’essai de thérapie génique à la micro-dystrophine pour traiter les patients atteints de dystrophie musculaire de Duchenne. Bonne lecture et merci de partager ces articles au sein de la communauté DMD. -Communiqué de presse de Sarepta Therapeutics (en anglais): Sarepta news release.

 

Un aperçu rapide de la thérapie génique micro-dystrophine

Cette thérapie utilise un virus (le virus adénoassocié, ou AAV) pour délivrer la micro-dystrophine, une version plus courte du gène de la dystrophine, qui contient le minimum d’informations nécessaires à la production d’une protéine fonctionnelle de la dystrophine.  Nous avons beaucoup d’espoir que la micro-dystrophine s’avérera un traitement viable pour la dystrophie musculaire de Duchenne (DMD).

 

Quels sont les résultats positifs?

  • Expression robuste de la micro-dystrophine
  • Diminution significative de la créatine kinase (CK)
  • Améliorations dans toutes les fonctions mesurées
  • Aucun événement indésirable grave (EIG) n’a été observé dans l’étude
  • Communiqué de presse de Sarepta Therapeutics (en anglais): Sarepta news release.

 

Mots du Dr. Mendell

“Le but de cette étude était de valider ce que nous avons observé dans les modèles précliniques. Nous avons observé une transduction efficace de notre vecteur, AAVrh74, vers tous les types de muscles ; une expression robuste dans les muscles squelettiques ; une réduction des niveaux de créatine kinase (CK) ; et un profil de sécurité favorable. Tel que dans les modèles précliniques, nous avons également observé dans cette étude précoce qu’une expression robuste pouvait avoir un impact positif sur la progression naturelle de la maladie.”

 

Mots de Doug Ingram, président et chef de la direction de Sarepta

“Les résultats encourageants que nous avons précédemment constatés et renforcés chez le quatrième patient accroissent notre détermination à passer rapidement à un essai de confirmation et, en cas de succès, à amener, avec un sentiment d’urgence, ce traitement à la communauté de la DMD partout dans le monde.”

 

Mots de M. Ingram

“Ces résultats nous imposent une obligation envers les patients atteints de cette maladie cruelle, où qu’ils soient. Nous investissons notre énergie, nos ressources et notre créativité pour faire avancer le développement, nous organisons des réunions avec la FDA et d’autres agences du monde entier pour recueillir leurs commentaires, créant ainsi une combinaison d’accès-remboursement convaincante et établissant une capacité de fabrication suffisante pour servir pleinement la communauté si notre programme a du succès.”

 

Qu’est-ce que la DMD ?

La dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) est une maladie qui touche presque qu’exclusivement les petits garçons et dont l’incidence est de 1 sur 3 500. Il est extrêmement rare que la dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) affecte les filles. La dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) est une maladie dégénérative des muscles, causée par une mutation génétique. Cette maladie, pour laquelle aucun traitement n’est actuellement disponible, affecte directement les muscles. En l’absence de traitement, les conséquences de la maladie sont terribles pour les malades et leurs familles et entraînant une mort prématurée.

 

À propos de Sarepta Therapeutics

Sarepta Therapeutics est une société biopharmaceutique axée sur la découverte et le développement de médicaments génétiques de précision pour le traitement des maladies neuromusculaires rares. La société se concentre principalement sur l’avancement rapide du développement de médicaments susceptibles de traiter avec succès la dystrophie musculaire de Duchenne (DMD). Pour plus d’informations, veuillez visiter www.sarepta.com.

 

Pour en savoir plus :

VLOG La Force : Sarepta, grounded in the DMD community

Source : Sarepta Therapeutics, Inc.

Communiqué de presse de Sarepta Therapeutics (en anglais) : Sarepta news release

Essai clinique: clinicaltrials.gov

*Muscular Dystrophy News Today: Microdystrophin Gene Therapy Shows Promising Interim Results in Phase 1/2 Trial

BLOGUE La Force : Thérapie génique et saut d’exon

BLOGUE La Force : Thérapie de remplacement de gène

Des « cellules chimères », pour la DMD ?

Des cellules restaurant la dystrophine pour la DMD

Nous avons pour objectif de vous informer au sujet des nouveaux traitements pour la dystrophie musculaire de Duchenne (DMD). Voici des résultats fort prometteurs : de nouvelles recherches menées par la Dre Maria Siemionow, professeur de chirurgie orthopédique à l’UIC College of Medicine. Bonne lecture et merci de partager ces articles au sein de la communauté DMD.

 

Le rôle de la dystrophine dans la dystrophie musculaire de Duchenne (DMD)

La dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) est une maladie dégénérative des muscles causée par une mutation génétique. La DMD — pour laquelle aucun traitement n’est actuellement disponible — affecte directement les muscles. La manière la plus simple d’expliquer cette maladie est qu’une mutation génétique (c’est-à-dire un défaut génétique) affecte le gène responsable de la production de la dystrophine. Ce défaut génétique empêche le gène de fabriquer la dystrophine. En l’absence de dystrophine, les muscles dégénèrent et deviennent atrophiés.

 

Les « cellules chimères », qu’est-ce que c’est ?

Ces cellules, appelées « cellules chimères », sont fabriquées en combinant une cellule d’un donneur normal contenant une copie fonctionnelle du gène de la dystrophine avec une cellule provenant d’un receveur atteint de la maladie. Celles-ci ont amélioré de manière considérable la fonction musculaire lorsqu’implantées dans les muscles d’une souris modèle ayant la DMD.

 

Une recherche aux résultats prometteurs

La Dre Maria Siemionow, professeur de chirurgie orthopédique à l’UIC College of Medicine, et son équipe ont utilisé les « cellules chimères » dans une étude menée sur des souris modèles ayant la DMD. Les résultats sont excellents : il s’agit d’une augmentation de la dystrophine de 37 % et une amélioration de la fonction musculaire. Ces cellules sont demeurées viables et ont produit de la dystrophine pendant 30 jours.

 

« Nos résultats soulignent la survie à long terme de ces cellules et aident à établir l’utilisation de cellules chimériques comme une nouvelle thérapie potentielle prometteuse pour les patients atteints de dystrophie musculaire de Duchenne », a déclaré le Dr Siemionow.

 

Des essais cliniques sur les humains à venir

La Dre Maria Siemionow a également mentionné que son équipe attend avec impatience les essais cliniques chez les humains dans un avenir proche.

 

« Nous restaurons la dystrophine de manière à ce que le receveur n’ait pas besoin de prendre un traitement antirejet, car les cellules chimériques implantées peuvent échapper au système immunitaire du receveur. Dans la thérapie cellulaire traditionnelle, les cellules implantées sont 100 % « autres ». Un médicament antirejet est nécessaire pour empêcher le système immunitaire de l’hôte de détruire ces cellules étrangères », a dit le Dr Siemionow.

 

Comment fonctionnent les cellules chimériques sur les humains ?

Dans le cas où ces cellules seraient utilisées pour traiter un patient atteint de dystrophie musculaire de Duchenne, les cellules musculaires normales provenant du père ou d’un proche parent du receveur seraient fusionnées à des cellules musculaires du patient. En revanche, les cellules chimériques peuvent tromper le système immunitaire du destinataire en les ignorant. Dans des tests en laboratoire, on a pu amener les cellules chimériques à exprimer la dystrophine.

Le Dr Maria Siemionow et Kris Siemionow, mère et fils, ont récemment lancé une société appelée Dystrogen Therapeutics pour développer des cellules chimériques en vue de créer une thérapie pour le traitement de la dystrophie musculaire de Duchenne. Le développement d’une telle thérapie est captivant et son évolution est à suivre absolument.

 

Liens externes:

Dystrogen.com: Clinical stage regenerative medicine company

Scicasts.com: Human “Chimeric” Cells Restore Crucial Protein in Duchenne Muscular Dystrophy 

Springer Link: Dystrophin Expressing Chimeric (DEC) Human Cells Provide a Potential Therapy for Duchenne Muscular Dystrophy

UIC College of Medicine

 

 

Jérôme Frenette : L’OPG pour la DMD

Jérôme Frenette l’OPG pour la DMD

Le professeur Jérôme Frenette, a perdu lui-même deux de ses enfants des causes d’une maladie génétique. C’est une décision du cœur qui l’amène aujourd’hui à travailler sur des recherches concernant les maladies héréditaires, telle que la dystrophie musculaire de Duchenne (DMD). Il comprend très bien les souffrances vécues par les familles des personnes atteintes de cette maladie. Cette expérience lui procure une motivation supplémentaire dans la poursuite de ces travaux.  Cette entrevue est la dernière de notre série « Portrait de la DMD » en est une très bonne conclusion. Elle vous permettra de mieux comprendre les fonctions et les bénéfices de l’ostéoprotégérine pour la DMD.

 

Jérôme Frenette : « Je sais très bien ce que les parents vivent actuellement avec la DMD, les souffrances qui sont engendrées, le stress et l’espoir qui est rattaché à ces maladies. Le message d’espoir que j’aimerais leur donner est de toujours continuer à se battre. »

 

Au sujet de Jérôme Frenette

Physiothérapeute de formation, le professeur Jérôme Frenette a poursuivi ses études postdoctorales en physiologie/immunologie musculaire à l’Université de la Californie, à Los Angeles.  Le programme de recherche de son groupe est principalement orienté vers une voie commune de régulation qui relierait l’ostéoporose et l’atrophie musculaire, plus précisément la voie RANK/RANKL/OPG.  Son groupe de recherche développe actuellement de nouveaux médicaments qui pourraient potentiellement contrer en tandem l’ostéoporose et la dégénérescence musculaire des patients atteints de dystrophie musculaire de Duchenne, ou d’autres formes de maladies osseuses et musculaires.

 

En quoi consiste votre projet de recherche sur l’OPG?

Jérôme Frenette : Nous, on travaille sur le rôle d’une protéine, une protéine qui protège l’os et on s’est intéressés à cette protéine-là. La grande question est : est-ce que cette protéine osseuse pouvait également protéger les tissus musculaires? Nous savons que le phénomène d’atrophie, de dysfonction musculaire arrive en même temps que l’ostéoporose, alors on a essayé de regrouper ces deux maladies, osseuse, musculaire, avec une seule protéine, qui est l’ostéoprotégérine, qui à son nom, protège effectivement l’os, et nos travaux démontrent qu’elle protège également les tissus musculaires.

 

Quels seraient les bénéfices de ce traitement pour la DMD ?

Jérôme Frenette : Le bénéfice que ces enfants-là pourraient avoir à très court terme c’est gagner de la force. Nos travaux démontrent qu’il y a des gains de force très significatifs. On pourrait retarder de plusieurs années le processus de dégénérescence, qui commence dès la naissance et se poursuit jusqu’à 20-25 ans. Alors avec une protéine osseuse on pourrait arriver à protéger le muscle, à protéger l’os avec notre traitement.

 

Les essais cliniques pour les patients, c’est pour quand?

Jérôme Frenette : Nous sommes relativement chanceux parce que la molécule est relativement bien caractérisée. Il y a des travaux qui ont été faits avec une compagnie bien connue, Amgen, qui a développé cette protéine-là. Ils l’ont même rendue en essais cliniques chez des femmes ménopausées. Alors je crois qu’on peut aller beaucoup plus vite parce qu’il y a déjà eu des essais cliniques sur cette protéine-là en question. On peut envisager une fenêtre de 2 à 5 ans environ pour se rendre à des traitements cliniques chez les enfants. 

 

Pour en savoir plus au sujet des travaux du professeur Jérôme Frenette : Centre de recherche du CHU de Québec

 

Suivez notre série vidéo sur les recherches canadiennes

Afin de bien rester informé et de recevoir nos vidéos dès leur publication, inscrivez-vous ici à notre bulletin.

 

Liens utiles

Des groupes s’unissent pour financer l’OPG